Devoir de français n°1 : Ecrire son autoportrait.

3 Oct

J’avais le choix, à la manière de Montaigne, ou à la manière de Leiris, j’ai choisi Michel Leiris, pour le meilleur, mais surtout pour le pire….

Voilà un peu plus de 16 que j’ai mis mon premier pied sur cette terre. Je ne peux pas me juger très grande, une taille moyenne conviendra. J’ai de très longs cheveux châtains clairs, sûrement trop long, qu’il m’arrive d’appeler tentacules, balais, et serpillères. Je mentirais si je disais adorer ces deux engins qui me permettent de marcher, je crois avoir le pied presque plat et j’ai une peur de supporter cette bosse à vie, l’horreur de l’Hallux Valdus dans le futur, chose qui d’après les chirurgiens se traite en une opération. En essayant d’être le plus objectif possible, je peux caractériser mon corps comme étant plutôt fin, mais proportionnel avec donc une petite poitrine qui assurément, ne tombe pas, et un petit fessier pourtant bien rebondi qui est  le plus souvent présent chez les cavalières.  J’ai des yeux  marrons clair très banaux, avec par chance des lueurs émeraudes lorsque le soleil est de mon côté. Ils sont à peine bridés sur les côtés, encerclés de longs cils noirs protecteurs.  J’ai honte de joues assez grassouillettes qui expriment parait-il un côté indolent, paresseux, qui fait parti de moi depuis ma plus tendre enfance.

Mon cou est un peu long et fin pour une tête assez ovale et arrondie, j’ai le torse qui rentre dans la catégorie normale relativement aux jambes. J’ai la fâcheuse tendance à me tenir trop droite, à la limite creusée et a ne pas avoir la bonne manière classe, polie, et digne d’une jeune demoiselle pour m’assoir à table.

Certains tocs, certains tics, viennent et s’en vont, et me définissent très spécialement. J’aspire à être une femme modèle, mais craquer mes 10 doigts  au moins une fois par jour est inéluctable. Je suis comme l’on dirait familièrement « bordélique », mais étrangement, si par pulsion je me décide à tout ranger, même ma mère qui étant vierge reste  réellement très maniaque ne peut m’égaler dans mon rangement. Je suis une littéraire, et la symétrie me pourrie la vie, comme devoir mettre tous les cintres à distance égales sur une barre dans un magasin, ou ranger mes produits par grandeurs et épaisseurs ou bien mettre mon ordinateur perpendiculairement à la limite de ma tablette. De plus, balancer ces longues lianes qui me servent de cheveux est un besoin vital, sans doute me donne-t-il l’air superficielle mais l’avis des autres à ce sujet ne compte pas, comme pour ma démarche que j’aime à rendre charmante et raffinée. Quant à mes habitudes, je mange peu, je ne me coiffe pas tous les jours, j’arrache mes ongles avec les dents puis les doigts (non je ne les ronge pas!), j’ai un regard assez mauvais, je corne les pages de mes livres quand une phrase me plait, je parle très vulgairement lorsque je suis en colère, j’ai tendance à peiner sans grandes raisons, je n’ai aucun talent, et malheureusement, je ne suis pas un génie.

Bien que forcée de me rendre chaque jour (samedi et dimanches exclus) en classe pour apprendre et enrichir mon savoir ( que je juge parfois inutile ), j’ai ma propre chambre, un travail qui me rapporte assez pour subvenir à mes besoins, un blog qui me permet d’écrire dans mon français le plus correct, une relation amoureuse, une famille encore unie, et des amis. Je pense finalement ne manquer de rien, et pourtant, cela n’empêche pas à ce sentiment d’incompréhension, à ce besoin de liberté,  à ce besoin de devenir quelqu’un réellement, et surtout, à ce besoin de solitude, d’être présent chaque jours, ou devrais-je dire, chaque soir, de ma continuelle routine.

Bon allez, quelle note vous me donnez ?

Le plus proche de la note finale aura une récompense HAHA

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Le plus beau jour d’une vie.

16 Sep

Elle s’approcha de moi, pas si grande, pas si belle, mais puissante, une regard de bronze. Nous n’avions rien en commun, ni vie, ni pays, ni passions, ni ambitions, elles rêvait de grands prix, et moi d’une étendue sans limite. Et pourtant nous nous sommes trouvées là, toutes les deux, bien plus grande que moi et pourtant, sans la connaitre, je n’avais pas peur, l’adrénaline montait, doucement, mais surement… Je grimpa, nous partîmes, toutes les deux, là où le vent nous portait. Il soufflait tel un jour automne, le sable volait fusillant chaque coin de la vallée, le soleil se couchait, se préparait à nous dire au revoir. Elle vit cette étendue, pas si grande, mais bien assez, et accéléra, mes cheveux volaient à m’en faire un foulard, mon cœur battait, à mille à l’heure, chaque seconde me paraissait être une extase. Mes jambes me faisaient mal, je saignais, le cuir brûlait comme la flamme d’un été chaud, et pourtant je souriais, souriais tant je la sentais, sentais partir, elle voulait pousser, foncer, et bien qu’habituer à une limite d’allure à 2 temps, elle brisa les barrières et passa sur celle à 3, le temps ne comptait plus. Nous étions plus rapides qu’un léopard, plus vives qu’un faucon, le sable se brisait sous la puissance de ses sabots, la vitesse ne comptait plus, la lumière ne pouvait nous dépasser. Ce fut des tours, des tours, des tours de pistes infinis. On ne se connaissait pas non, mais elle me rendit heureuse, en réalisant ses propres envies. Les bonnes choses ont malheureusement une fin, et celle ci est venue, nous nous quittâmes, elle reprit son rêve de grand prix, son allure à 2 temps, et je parti, ensanglantée mais heureuse, heureuse point que la douleur m’était insensible.

Notre moment de bonheur.

Notre moment de bonheur.

(Jérémy Hanaut, ou la source.)